Les publics scolaires du FIFH

Les actions de la mission pédagogique du festival du film d’histoire de Pessac s’adressent en priorité à un public captif : le public scolaire. Majoritairement des élèves de l’école primaire au lycée mais aussi quelques étudiants en classes préparatoires ou dans des filières (hors universités). Des établissement d’enseignement général, technologique, des métiers. Ce sont les enseignants qui décident d’emmener leurs classes au festival dans le cadre d’un projet pédagogique.

Pour toucher ces publics, nous travaillons étroitement avec l’Éducation nationale : enseignants, documentalistes, inspecteurs d’académie, membres de la Délégation Académique à l’Éducation Artistique et à l’Action Culturelle de l’académie de Bordeaux. Nous construisons ensemble (grâce à un groupe pédagogique) des parcours adaptés (choix des films, sujets traités, dossiers pédagogiques - les ciné-dossiers-, interventions auprès des élèves, formation ou sensibilisation des enseignants aux dispositifs proposés).

À qui s’adressent réellement nos actions d’éducation aux images ?
Les actions d’éducation aux images du festival s’adressent en priorité :

  • Aux élèves du primaire, du collège et du lycée, toutes filières confondues.
  • Aux enseignant·e·s qui accompagnent ces publics et intègrent les séances dans leurs projets pédagogiques.
  • Aux jeunes en formation professionnelle, souvent éloignés des pratiques culturelles traditionnelles.
  • Aux publics scolaires issus de territoires ruraux ou de quartiers prioritaires, pour lesquels l’accès à la culture est moins évident.

Pourquoi ?

  • Former des citoyen·ne·s éclairé·e·s : comprendre les images, les analyser, les contextualiser est devenu indispensable dans un monde saturé de contenus visuels.
  • Réduire les inégalités culturelles : l’accès au cinéma, à l’histoire et à la réflexion critique n’est pas équitable selon les milieux sociaux.
  • Accompagner les apprentissages scolaires : en plus de l’oeuvre artistique, le cinéma est un extraordinaire outil pédagogique pour aborder des notions complexes, susciter l’émotion et favoriser la mémorisation.
  • Créer un lien durable avec la culture : une expérience marquante au festival peut devenir un déclencheur pour des pratiques culturelles futures.

Comment touchons-nous ces publics ?
1. Le partenariat avec l’Éducation nationale, via la Délégation Académique à l’Éducation Artistique et à l’Action Culturelle du Rectorat de Bordeaux

  • Travail avec les enseignant·e·s relais, les inspecteurs, les documentalistes. Les enseignants sont des relais essentiels : ils diffusent nos propositions, ils inscrivent leurs classes, ils font de la médiation…
  • Films et sujets des dispositifs choisis en concertation avec un groupe pédagogique constitué d’enseignants et de membres du rectorat
  • Diffusion de la programmation scolaire du festival via les canaux de diffusion du rectorat.

2. Une programmation pensée pour eux

  • Les films sont choisis par le groupe pédagogique pour répondre aux critères de qualité, d’accessibilité et de pertinence par rapport aux sujets traités et pour être adaptés aux niveaux scolaires. Les films sont ensuite soumis aux enseignants, sous forme de sondage, pour connaître leurs préférences, recueillir leurs remarques et commentaires. Ensuite, en fonction des retours, nous finalisons la programmation.
  • Nous collaborons avec des enseignant·e·s, médiateur·rice·s historien·ne·s, réalisateur·rice·s... pour proposer des interventions auprès des élèves les plus pertinentes et adéquates (analyse d’images, débats, parcours thématiques...)
  • Site internet dédié aux dossiers pédagogiques des films proposés en programmation scolaire : cine-dossiers.fr

3. L’accessibilité

  • Tarifs scolaires adaptés.
  • Organisation de séances dans des salles à proximité des établissements éloignés.
  • Créneaux dédiés sur les temps scolaires pour faciliter la venue des classes.
  • Mise à disposition de lieux d’accueil pour les temps intermédiaires entre les séances (temps de repas, de discussions…)

ELEVES-ENSEIGNANTS - Leurs besoins, leurs attentes, leurs freins ?

Besoins
 Être accompagnés dans la lecture critique des oeuvres.
 Avoir accès à des œuvres de qualité.
 Pouvoir poser des questions, débattre, confronter leurs points de vue.
 Comprendre les récits, les codes, les intentions et apprendre à les analyser.
 Apprendre à distinguer le vrai du faux : comprendre l’utilisation des archives, du montage, etc.
 Acquérir des connaissances

Attentes
 Des films qui les touchent, les interrogent, les surprennent.
 Des intervenants accessibles et inspirants.
 Une expérience vivante, pas un “cours bis”.
 Apprendre autrement.

Freins
 Le coût si plus de PassCulture.
 La distance géographique ou le coût du transport.
 Le manque de temps et les contraintes des emplois du temps scolaires.
 Les difficultés administratives (inscriptions adage, conseils, autorisations de sorties….)
 Une appréhension face à des sujets parfois sensibles ou complexes
 Des œuvres parfois perçues comme “difficiles” ou “trop historiques”.