Tentative de définition

Accompagner le public (principalement jeune public mais pas exclusivement) sur plusieurs axes :

 Devenir un spectateur actif face aux oeuvres (en ce qui concerne COMETT, des courts métrages de cinéma) et savoir s’exprimer sur ces oeuvres en dépassant le j’aime/j’aime pas : qu’est ce que je vois, qu’est ce que j’entends, qu’est ce que je ressens face à cette oeuvre, qu’est ce que je comprends, d’où vient cette oeuvre et qu’essaie-t-on de me dire ou de me faire ressentir à travers elle… Cette analyse et cette expression passe notamment par une compréhension des modalités de fabrication de ces images : un cadrage, un son, un casting, sont autant de choix qui traduisent une vision du monde et un mode de production visant à le raconter

 Fabriquer - côté COMETT, principalement des films, mais aussi des programmes de courts métrages et des critiques. Pour la fabrication des images, connaître le lexique et les modes de fabrication des images et les adapter à ses moyens : le rôle des acteurs de l’éducation aux images peut notamment être de guider les publics dans l’adaptation de leurs aspirations à leurs moyens, parfois en posant une consigne/contrainte pour déclencher les idées.
Dans cet axe de fabrication, la question du rapport entre résultat / expérience est également à interroger - selon le public, le contexte, etc.

 Créer des liens, aussi bien au sein des publics (expérience collective de découverte du film en salle par exemple), qu’entre les publics, les intervenants et des professionnels du cinéma, afin de découvrir des parcours de vie, des méthodes, des esthétiques.

L’éducation aux images serait une approche à la fois sensible mais aussi citoyenne du cinéma (en ce qui concerne COMETT), des objets culturels en général et des autres. L’idée n’est pas tant de susciter des vocations que d’aiguiser la curiosité et d’armer les publics pour comprendre le flot ininterrompu d’images qui nous entoure.